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LML décrypte l’actualité santé pour vous

Le blog d’une mutuelle engagée pour un meilleur système de soins

Quel bilan pour la santé en 2025 ? C'est l'heure du résumé annuel LML

Système de santé
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Bilan 2026

L’année 2026 a commencé sur les chapeaux de roue avec une grève de 10 jours des médecins libéraux, soutenus par des internes, des praticiens hospitaliers et des infirmiers libéraux. Mouvement inédit par son ampleur (les praticiens ne sont pas enclins à faire grève et encore moins aussi longtemps), cette contestation historique est le cri de révolte d’une profession contre les attaques qu’elle subit depuis plusieurs mois. Elles se sont traduites par les multiples propositions de loi, apparues dans le courant de l’année, reniant les principes même de son exercice : la liberté d’installation (rappelons que les dentistes sont, depuis janvier 2025, soumis à une mesure de régulation) ou encore contre la liberté de prescription.

Le PLFSS 2026 (le budget de la Sécurité sociale voté par le Parlement), avec son lot de nouvelles contraintes et de mesures punitives, a accentué cette pression et fait déborder le vase. Limitation des arrêts de travail, contrôles accrus, tarifs imposés, déremboursement des prescriptions du secteur 3… (si vous voulez en savoir plus sur les mesures du PLFSS qui ont mis le feu aux poudres, c’est ici). Au-delà des conséquences bien concrètes et ponctuelles que ces mesures engendrent, ce PLFSS dessine les contours de la médecine de demain. Et le reflet esquissé n’est pas du tout réjouissant.

Notre système de santé est en danger

Soumis à des pressions extérieures (la nécessité par exemple de répondre à des quotas statistiques concernant la délivrance des arrêts de travail), le médecin n’est plus le seul responsable des soins qu’il prodigue. Il ne doit plus seulement agir selon sa conscience et sa connaissance professionnelles (bref son propre jugement), il doit agir en prenant un autre critère en compte : sa conformité à la moyenne de ses confrères (établie par des règles non identifiées). Et le non-respect de cette nouvelle obligation constituerait un délit passible d’une amende de 15700€… Le médecin est vu comme suspect, potentiellement déviant et donc possiblement sanctionnable. 

Pas étonnant que les soignants aillent mal. Rappelons qu’un médecin généraliste sur quatre est en burn-out. Les praticiens doivent faire face, outre une détérioration de leurs conditions d’exercice (toujours plus de patients, de tâches administratives, de charges…), à une perte de sens de leur travail. Un sentiment aggravé par les violences de plus en plus fréquentes auxquelles ils sont confrontés.

Les discours dénigrants des responsables politiques, relayés par une presse et des associations peu scrupuleuses, ont des conséquences. Ils alimentent ces actes de violence contre nos soignants (les violences envers les médecins ont augmenté de 95 % en trois ans). Cela fait froid dans le dos…

Notons que ce mal-être n’est pas la prérogative des médecins, mais concerne l’ensemble des professionnels de santé (le taux d’abandon chez les infirmiers étudiants est alarmant). La perte de liberté touche de plein fouet les opticiens soumis à une pression de plus en plus forte de la part, non pas des autorités politiques, mais des Ocam, notamment pour l’accès aux données de santé. D’ailleurs, le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (et qui fait l’objet d’une procédure accélérée en ce moment), renforce considérablement les possibilités d’échanges de données entre l’assurance maladie complémentaire et la Sécu. L’article 5 de ce projet de loi autorise tout simplement la levée du secret médical au bénéfice des organismes complémentaires. Une nouvelle prérogative qui peut avoir des conséquences terribles pour les assurés et mettre en péril l’une des bases de notre système de santé : la solidarité.

Les Ocam gagnent du pouvoir et cette tendance ne semble pas à la baisse, au contraire. Les alliances se poursuivent dans le monde mutualiste pour créer des géants de la protection sociale, qui acquièrent un poids décisionnaire toujours plus important. Les mutuelles se regroupent entre-elles, fomentent les réseaux de soins ou créent des sortes de réseaux fermés (on a vu ça récemment avec Alan et les opticiens Krys), mettant en avant une intégration verticale toujours plus expansive qui n’augure rien de bon pour la liberté des soignants… et des patients.

Et qui va freiner les Ocam ? Les politiciens ? S’ils aiment les montrer du doigt (elles sont pour eux un fameux bouc-émissaire expurgatoire), Ils sont rares, voire inexistants, ceux qui réellement les remettent en cause et les poussent dans leur retranchement. La taxe sur les mutuelles, dernièrement instaurée, en est un parfait exemple. Le gouvernement semble ainsi taper “sur les méchantes” mutuelles, mais il n’en est rien. Ce sont les adhérents qui vont devoir la supporter et le soi-disant gel des tarifs en 2026 (vaste blague) ne va rien y changer. Par contre, les politiciens sont aux abonnés absents lorsqu’il s’agit de s’attaquer à des problèmes structurels liés aux mutuelles, notamment leurs frais de gestion excessifs. Silence radio. Et lorsque les mutuelles font pression pour faire baisser les plafonds des contrats responsables (et rembourser encore moins leurs adhérents), là aussi, aucune voix ne s’élève.

Une alternative existe. Agissons ensemble !

Mais alors que faire face à ce tableau, on vous l’accorde, un brin désolant ? Baisser les bras ? Non, une alternative existe. Il existe plus d’un million de professionnels de santé actifs en France. Leur nombre est leur force. Unis, ils peuvent faire entendre leurs voix et imposer un autre modèle. Et c’est là que LML intervient. LML a mis en place un organisme qui ne veut pas travailler contre les soignants, mais AVEC eux. Une complémentaire santé qui sacralise la relation soignant/soigné et qui jamais n’interviendra entre ces deux acteurs, car elle considère que ce n’est pas sa place. LML fonctionne aussi avec des frais de gestion 30% inférieurs à la moyenne nationale et montre qu’un fonctionnement éthique est possible (elle est par exemple la seule à financer des consultations de prévention médicales et dentaires à tous ses adhérents).

Une alternative est donc possible, alors n’hésitez pas à parler de notre projet à vos collègues ou à votre entourage (commander des flyers gratuitement). Faisons en sorte que notre modèle vertueux devienne la norme et luttons ensemble, soignants, patients, mutuelle, pour préserver un système de santé de qualité !


 

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