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LML aux Assises du déconventionnement

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LML aux assises

Au début du mois dernier ont eu lieu les premières Assises du déconventionnement organisées par l’UFML Syndicat. Événement très attendu dans la communauté médicale (les entrées ont volé comme des petits pains), les Assises ont attiré plus de 1800 médecins, fatigués des continuelles attaques contre leur profession par les pouvoirs publics et désireux de trouver des solutions pour faire entendre leur ras de bol. Il était important pour nous d’être présent, de participer au débat et de pouvoir éclaircir certains doutes concernant les mutuelles dans un contexte de déconventionnement. Voici un petit résumé sur notre contribution à la discussion.

La menace du déconventionnement ou comment se faire entendre

Les médecins n’en peuvent plus car, depuis quelques années, non seulement, les autorités compétentes passent outre leurs mises en garde sur la dégradation du système de santé et leurs revendications (le prix de la consultation, parmi les plus bas d’Europe, n’a pas été modifié depuis 7 ans malgré l’inflation.), mais elles n’ont fait que multiplier les mesures coercitives à l’égard de la profession : prolongation d’un an d’étude pour les futurs médecins généralistes (dans un désert médical bien entendu…), retour du spectre des gardes obligatoires et des restrictions à l’installation, augmentation de l’administratif, engrenage des forfaits (et la Sécu ne dispose même de chiffres sur lesquels s'appuyer pour les payer…). Bref, toujours plus de contraintes sans aucune revalorisation derrière, ni même une main tendue (ou une oreille). La preuve avec l’échec des dernières négociations.

Comment faire face à ce mépris affiché des autorités publiques, à ces attaques continuelles contre la médecine libérale quand toutes les voies ont été employées pour crier son désaccord ? Les médecins jouent un rôle essentiel dans le système de soins et leur nombre est leur force. Menacer d’un déconventionnement collectif est une manière de peser dans la balance de la négociation (auparavant inexistante), de forcer les autorités à écouter leurs discours. Alors oui, contre les démonstrations de force et de destruction du gouvernement, les médecins sont en droit d’utiliser toutes leurs armes…

La tarification des soins au juste coût, une priorité LML

Cela fait partie de nos principes fondamentaux. Nos objectifs sont de permettre à tous de bénéficier de soins de qualité tout en limitant leur budget santé, mais aussi d’assurer aux soignants une rémunération à la mesure de la prestation fournie. Nous sommes opposés à une santé low cost. La santé a un coût et elle mérite un engagement fort de la part des assureurs et de l’État.  

Dès la création de LML, nous avons réfléchi à la question du remboursement du secteur 3. Rappelons que la seule façon de prendre en charge le secteur 3 est par le biais de contrats non responsables, car les contrats responsables imposent une prise en charge sur la base du tarif d'autorité. Il est donc impossible de couvrir correctement le S3 dans le cadre des contrats responsables (qui couvrent plus de 95% des Français).

Nous avons donc mis en place, dès 2015, des contrats non responsables avec pour objectif de rembourser correctement le S2 (afin d’aller au-delà des plafonds de remboursements imposés) et le S3. L’expérience s'est soldée par une perte d’environ 2 millions d'euros. Nous avons dû arrêter leur commercialisation.

Nous avons ensuite créé, en 2016, des surcomplémentaires non responsables venant en complément des mutuelles, pour assurer un remboursement correct du S3. Là aussi, nous avons perdu plusieurs centaines de milliers d'euros. Dans les deux cas, les personnes faisant ce choix ont d'importants besoins de couverture et "coûtent" beaucoup plus cher qu'ils ne paient de cotisations. Le faible volume fait que la mutualisation du risque se fait mal, et que les tarifs, élevés, n'attirent que ceux qui en ont besoin. Le serpent se mord la queue. En conséquence, il n'y a pas de solution assurantielle viable à ce jour pour couvrir le secteur 3 tant que ce tarif d'autorité n'est pas revalorisé à notre grand désarroi !

Que faire pour une prise en charge du S3 par les mutuelles ?

Pour l’instant, une prise en charge par les mutuelles du S3 est compliquée, mais elle n’est pas impossible dans le futur ! Deux choses peuvent/doivent être faites pour la rendre réelle :
- Lutter pour une revalorisation du tarif d'autorité en faisant sauter la jurisprudence grâce à un nombre élevé de médecins en S3.
- En attendant, fédérer un maximum d'adhérents dans notre mutuelle éthique pour assurer une bonne mutualisation du risque et permettre à terme la création d'une complémentaire santé généreuse pour le S3 (arrêtez de cotiser chez des assureurs/mutuelles qui ne cherchent que le profit, au détriment des patients et de la solvabilisation des justes honoraires). Des solutions sont possibles ! Et LML lutte pour les mettre en place !

Des consultations de prévention financées par LML

Car il n'est pas question de baisser les bras ou de ne rien faire en attendant une prise en charge correcte du S3. Depuis sa création, LML propose jusqu'à quatre consultations de prévention médicale par an à chacun de ses adhérents (le nombre varie selon le niveau de leur couverture). Ces séances, qui ont pour objectif de permettre au médecin de prendre plus de temps avec son patient, sont entièrement financées par LML, à hauteur de 40 euros (pour en savoir plus, c'est ici.). Ces consultations sont réalisées par le médecin de l'adhérent (qu'il soit conventionné ou non). Il est selon nous la personne la plus apte à mener l'entretien, car il connait bien son patient.

En dentaire, nous avons également mis en place ces consultations de prévention pour les salariés couverts par nos mutuelles collectives. Bref, c'est un chantier qui nous tient à coeur et LML doit être l'une des rares mutuelles, ou peut-être la seule, à proposer ce genre de service. 


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