Corse, chronique d'opticiens libérés !
Découvrez l’histoire de la création de la zone blanche en Corse ; une zone où les réseaux de soins n’existent quasiment plus. Préoccupés par leur perte d’indépendance et activement engagés, les opticiens corses ont réussi à repousser massivement les réseaux hors de l’île de beauté.
Quels sont les éléments qui les ont poussés à réagir contre les réseaux ? Comment y sont-ils parvenus ? En Corse, en dehors des magasins mutualistes de la MGEN, les réseaux totalisent moins de 10 magasins en cumulé sur 73 que comptent l’Ile. Les opticiens font leur travail, les Mutuelles commencent à communiquer sur leur refus des réseaux de soins, et les patients sont libres du choix de leurs soignants ! Retrouver indépendance et liberté c’est possible ! Partout en France. Découvrez comment ont fait les Corses et agissez à votre tour !
UN CONSTAT DÉCLIC : Une liberté enterrée…
Tout cela est parti d’un constat simple, commun aux patients et aux soignants : une perte de liberté, une indépendance perdue. Choisir simplement son praticien ou bien avoir le choix de sa paire de lunettes semblait être une évidence perdue, une liberté fauchée. Les opticiens, eux, n’étaient plus tout à fait libres de faire leur métier, et, au fil des appels d’offres, se retrouvaient de plus en plus contraints dans leur façon de travailler. D’autre part, les relations entre confrères se compliquaient avec les remboursements différenciés qui se faisaient de plus en plus importants. Bien loin donc d’une concurrence saine, simple, fondée sur la qualité du service et la qualité des produits, le choix de l’opticien étaient de façon prépondérante fait par la Mutuelle du client. Ce dernier était téléguidé par la différence de remboursement chez un opticien membre du réseau de la mutuelle ou hors de ce réseau.
TROP C’EST TROP !
La zone libre en Corse, s’est donc instaurée naturellement en réaction aux comportements des réseaux. Il devenait de plus en plus impensable de creuser sa propre tombe et celle de la liberté des clients.
Les nouvelles conditions des réseaux étaient telles qu’il était question de vie ou de mort pour l’activité de l’opticien. Entre se battre ou mourir, les opticiens corses ont vite choisi : ils ont simultanément décidé de ne pas répondre aux appels d’offre et la quasi-totalité des opticiens s’est organisée au sein d'un syndicat, pour défendre leurs valeurs de professionnels de santé à un niveau local. Ce fut un terrible désaveu pour les réseaux de soins dont le réseau, sans signataire, s’est vidé de son sens. Profitant de leur pouvoir de négociation, les opticiens ont bien entendu obtenu de pouvoir faire du Tiers Payant pour la plupart des mutuelles, sans obéir à un cahier des charges comptable et financier.
Et après ?
On est donc passé de « Quelle est votre mutuelle ? » à « Quels sont vos besoins ? ». Et ça, ça fait toute la différence. Une saine concurrence fondée sur la valeur ajoutée et le positionnement de chaque opticien pu renaître, au bénéfice des clients qui ont retrouvé toute liberté de choix. Loin de s’en tenir là, les opticiens corses se sont rapprochés des autres professions de santé touchées par les réseaux pour les sensibiliser et leur montrer qu’avec une volonté ferme d’une profession, on peut faire bouger les lignes.
L’APPRENTISSAGE ? SORTIR DU DILEMME DU PRISONNIER !
Devant le danger, le risque, les opticiens Corse (comme ceux de Haute-Savoie) ont su parfaitement réagir en choisissant la confiance plutôt que la crainte, le partage plutôt que le repli.
En annihilant le dilemme du prisonnier, ils se sont affranchis des doutes entre confrères et ont choisi ensemble, de lutter et de se protéger. Telle est la voie à suivre : Seul un front commun, un visage uni, et un partage d’idées et de valeurs entre praticiens dans une dimension locale, permet de s’affranchir de l’influence des réseaux de soins. A vous de choisir le chemin que vous souhaitez emprunter : Etre libre, indépendant, revaloriser son métier. Ou bien laisser son métier être dicté par un acteur tiers, ne connaissant pas ou très peu votre métier. Mais surtout, ayant la volonté de vous priver petit à petit de vos libertés. Faites le bon choix ! Pour nous, il n’y a pas de qualité de soins sans liberté de choix du professionnel de santé ! Si vous partagez nos valeurs, vous aussi engagez-vous sur la plateforme Liberté Santé, et contribuez à créer une zone libre dans votre département. Soutenez les initiatives de La Médecine Libre : si toujours plus de pouvoir est confié aux OCAM, il faut impérativement que les professionnels de santé aient une alliée, LML, pour défendre la qualité des soins, dans l’intérêt des patients et de notre système de santé !