Pourquoi les mutuelles augmentent en 2023 ?

Malheureusement, les mutuelles n’échappent pas à la tendance générale, et les cotisations vont augmenter en 2023, et de beaucoup pour certaines (+ de 10%). Deux principaux paramètres sont à l’origine de cette flambée des prix. Si la hausse semble inévitable, la réponse des mutuelles face à la situation inflationniste, n’est pas toujours la même. Petites explications. 

Deux principales raisons expliquent l’augmentation des mutuelles l’année prochaine :  la hausse des dépenses de santé, qui oblige les complémentaires santé à réajuster leurs tarifs, et la revalorisation de 6,9% du plafond de la Sécurité Sociale, qui entraîne une augmentation des contrats indexés sur le PMSS. Or, c’est le cas de la plupart des mutuelles, sauf chez LML, qui ne tarifie pas ses prestations sur cette base. 

Une hausse du coût des dépenses

Inflation de consommation médicale

Avec la crise sanitaire, les Français ont repoussé leurs soins et on assiste aujourd’hui à un effet de rattrapage, qui joue bien sûr sur la balance des dépenses. Des opérations ou des rendez-vous médicaux hier annulés sont dorénavant reprogrammés.

On observe également une inflation collective de la consommation des soins, comme si le covid avait fait prendre conscience à la population de l’importance de la santé. Si, au début de l’année 2021, on observait déjà une augmentation de 45% des consultations, la tendance s’est maintenue en 2022, entraînant ainsi un déficit technique pour les mutuelles. 

Augmentation de l’ONDAM de ville

L’objectif national des dépenses de santé (Ondam) augmentera de 2,9 % en 2023. Le gouvernement assure que cette enveloppe permettra notamment de financer la montée en charge des conventions des infirmiers libéraux et des pharmaciens, la poursuite des engagements tarifaires de l’avenant 9, mais aussi de financer les prochaines conventions des médecins et des kinés. En tout cas, l’augmentation de ces dépenses aura automatiquement des répercussions sur les mutuelles.

Transferts de charge

Durant plusieurs années, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale n’avait pas prévu de déports de remboursement de la Sécu vers la complémentaire, mais ce n’est plus le cas avec le PLFSS 2023.

L’assurance santé sera mise à contribution, puisqu’il va y avoir, pour 2023, un transfert de charges de 300 millions d’euros (en fait, selon les dernières nouvelles, ce serait plutôt de l’ordre de 450 millions). Une façon pour le gouvernement de se servir dans la poche des mutuelles (et de leurs adhérents !). 

Le 100% santé

Parmi les causes de la hausse des prix, on compte aussi la réforme « 100% santé » mise en place en 2020. Elle prévoit le « reste à charge zéro » pour certaines lunettes, prothèses auditives et prothèses dentaires. Ainsi, les adhérents mutuelle qui choisissent les soins et appareillages du “panier A”, 100% Santé, n’ont plus à supporter les frais des ces équipements, car ces derniers sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie (régime obligatoire) et le régime complémentaire (mutuelle). 

Le coût de cette réforme ayant été chiffré à plus de 250 millions d’euros, la hausse des cotisations semblait inévitable, même si, selon le discours officiel, cela ne devait pas être le cas. Pour en savoir un peu plus sur les effets contre-productifs de la réforme, cliquez ici

Revalorisation des soins dentaires

La dernière convention dentaire, qui est entrée en vigueur en 2019, et qui devait se mettre en place de façon échelonnée, fonctionne aujourd’hui à plein régime. Elle prévoit une revalorisation considérable (entre 40 et 60 %) des soins dentaires courants, dits « conservateurs » (caries, détartrage, etc.). De notre point de vue, il s’agit là d’une bonne chose pour le système, car cela sert à éviter les actes lourds (type prothèses, implants, etc.), mais on ne peut pas nier le coût élevé pour les mutuelles que cela représente, en tout cas pour le moment, car l’augmentation s’accompagne d’une hausse de la prise en charge des prothèses.

En effet, le nombre des soins pris en charge s’est élargi et d’autres ont vu la participation de l’Assurance maladie et des mutuelles augmenter dans leurs remboursements. 45 % des actes prothétiques est désormais remboursé intégralement par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé, sans reste à charge pour l’assuré.

Cette augmentation de la prise en charge a bien sûr eu des conséquences sur le bilan dépense des mutuelles. Certaines ont même commencé à exclure les soins dentaires de leurs contrats.

Chez LML, nous sommes loin d’adhérer à cette philosophie. Si les Français se soignent plus et mieux, c’est une bonne chose, et les mutuelles servent justement à ça, selon nous. Le tout est de trouver comment gestionner, de façon la plus juste et solidaire, ces hausses de prix. Toutes les réponses à ces augmentations « extérieures » ne se valent pas. Si vous choisissez une mutuelle vertueuse, comme LML, qui s’efforce de protèger au mieux ses assurés en réduisant, par exemple, les frais de gestion pour amortir les hausses, vous n’aurez pas à subir d’augmentations drastiques ou à des diminutions de vos garanties.

Revalorisation du PMSS en 2023

La forte augmentation du PMSS en 2023 est l’une des secondes principales raisons qui expliquent la hausse des tarifs des mutuelles. 

Chaque fin d’année, les pouvoirs publics publient, au Journal officiel, le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), plus connu sous sa variante mensuelle le PMSS, pour l’année suivante. En 2023, il augmentera de 6,9%, un chiffre particulièrement élevé après trois années de stabilité (2020, 2021, 2022).

Établi en fonction de l’évolution des salaires bruts des Français, il sert d’indice dans le calcul de nombreuses prestations sociales, et très souvent des cotisations des complémentaires santé et de prévoyance. La plupart des mutuelles indexent, en effet, leur tarif sur le PMSS, et si ce dernier augmente, leur prix aussi. C’est automatique. 

Sachez que cette réévaluation n’a rien à voir avec l’augmentation des tarifs, dite “technique” (selon les résultats de la mutuelle) qui se fait habituellement chaque année. Donc les adhérents vont devoir faire face à une augmentation de 6,9 %  à laquelle va s’ajouter une hausse qui oscillerait entre 3 et 6 % selon les dernières informations. 

Chez LML, pas de PMSS et un réajustement limité 

Et oui, LML est l’une des rares mutuelles à ne pas avoir indexé ses tarifs sur le PMSS. L’ augmentation du PMSS n’a donc aucune répercussion sur nos contrats.

Par contre, après avoir gelé nos tarifs durant la pandémie (2020-2021), nous allons être obligés d’effectuer, en 2023, une légère réévaluation de nos prix (+ 4% vraisemblablement) sur nos contrats individuels et collectifs (+5%), afin de préserver l’équilibre financier de notre organisme et faire face à l’augmentation des dépenses préalablement citées. 

Mais sachez que nous nous sommes battus pour maintenir l’augmentation en deçà de l’inflation (+6%). Nous avons également fait le choix, par souci de solidarité, de mutualiser le risque sur l’ensemble de notre porte-feuille, et donc d’appliquer l’augmentation à tous nos contrats de façon homogène (à deux exceptions près). Nous avons notamment décidé d’exempter nos contrats les plus basiques (Socle zéro optique) de cette augmentation pour protéger nos adhérents au budget santé limité. 

Vous connaissez notre engagement pour des remboursements de soins de qualité et notre politique de gestion, stricte et transparente. Chez LML, l’argent des cotisations part dans les soins et non dans la pub ou dans des dépenses non nécessaires. Nos frais de gestion sont d’ailleurs 30% moins élevés que chez les autres mutuelles.

Notre engagement, mais aussi la qualité de notre souscription, nous ont permis de limiter la hausse des tarifs de 2023, et de préserver notre compétitivité tarifaire sur l’ensemble de nos offres. Notre combat pour un meilleur système de soins est plus que jamais d’actualité !

9,34 / 10 SATISFACTION CLIENT

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