Le TPG en voie de disparition ?

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Malgré une communication volontairement ambigüe, Agnès Buzyn, vient d’enterrer le Tiers Payant Généralisé (TPG). C’est une excellente nouvelle pour les patients et pour les soignants puisque les médecins préservent ainsi leur indépendance face aux assureurs et assurent ainsi leur autonomie de diagnostic et de prescription.

 

La Ministre de la santé a annoncé la semaine dernière suspendre la dernière étape de la généralisation du TPG qui devait avoir lieu au 30 novembre 2017. Des conditions ont été posées pour envisager cette généralisation à toute la population : parmi elles, que le TPG « ne retire pas de temps médical » aux soignants. Cette condition étant irréalisable en l’état (les pharmaciens ont constaté que le traitement administratif du TPG est équivalemment à un demi temps plein), on peut penser à raison que le TPG vit ses dernières heures. Et malgré des déclarations ambivalentes, les faits sont là : la généralisation du TPG a été suspendue et ne semble pas près de revenir.

 

Dans un contexte où nous manquons cruellement de médecins, ce qui génère de plus grande raison de refus de soins médical (17% de refus de soin du fait des délais d’attente, contre 4% pour des raisons financières), préserver le temps de soin est en effet une question de bon sens. Il en va de la qualité du système de santé en France pour les prochaines années.

 

L’abandon provisoire de cette mesure inutile est donc une excellente nouvelle. Le refus de soins pour des raisons financières touche essentiellement l’optique, le dentaire et l’audio, secteurs dans lesquels le TPG sur la part Sécurité sociale n’a aucun impact puisque cette dernière s’est désengagée des remboursements depuis bien longtemps dans ces filières. Le TPG tel qu’envisagé par Marisol Touraine ne résoudrait donc rien.

 

En revanche, il existe des solutions innovantes qui ont fait leurs preuves, pour faciliter l’accès aux soins pour tous, y compris en dentaire et en optique, sans AUCUN impact administratif ni perte d’indépendance pour les soignants. Les cartes de paiement santé, par exemple, peuvent être une bonne alternative au TPG puisqu’elles permettent aux professionnels de santé d’être rémunéré immédiatement (donc pas d’administratif) et les patients n’ont pas à faire d’avance de frais. C’est d’ailleurs cette solution que nous avons choisi pour nos adhérents.

 

La Médecine Libre, fondée par des soignants, propose des complémentaires santé vertueuses et milite pour des soins de qualité depuis 2013.

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